Qu’entendons nous par « transition intérieure » ?

Cette expression – colonne vertébrale du projet – n’est pas simple à définir en deux mots. Essayons en quelques phrases :

1.      Nous faisons partie des personnes convaincues que, pour traverser collectivement les bascule­ments socié­taux (qui sont en cours et qui s’annon­cent), un changement systémique fondamental est requis.

2.      Ce changement concerne nos modes de vie (habitudes quotidi­ennes consommation, déplacements…) et nos modes de décision et de gouvernance. Ces changements techniques et politiques (qui sont réalistes et accessibles) constituent la part concrète, visible : la transition extérieure. Mais cet élan, s’il n’est motivé que par l’injonction, l’angoisse et la culpabilisation, débouche rapidement sur le découragement, l’épuisement, le fatalisme, le retour au déni…

3.       Selon des penseurs qui nous inspirent, (depuis notre « parrain » Michel Maxime Egger jusqu’à l’encyclique Laudato Si du Pape François), le changement requis ne peut se produire que s’il est soutenu par une métamorphose intérieure, une transformation culturelle qui nous amène à prendre distance des mirages du système actuel et à transformer de notre lien à nous-mêmes, aux autres, à la planète et à la dimension spirituelle et sacrée.

Cette démarche de conversion, qui fait peu à peu évoluer notre manière de voir et de penser, se heurte à divers obstacles et blocages, mais nous savons d’expérience qu’elle est favorisée, entre autres, par :

–         la proximité de la « nature », que nous préférons appeler le vivant
–         une certaine mise en retrait du monde et du quotidien

–         une dynamique collective, inspirante et soutenante, (qui ne fait pas peser sur l’individu seul la responsabilité de changer)
–         une approche qui intègre les dimensions corporelle, émo­­tionnelle, intellectuelle et spirituelle.

Ces éléments, fondamentaux dans notre démarche, résonnent fortement avec le site de Clerlande et sa vie communautaire.

Pour comprendre ce concept de transition inté­rieure, nous conseillons le visionnage de cette conférence de Michel Maxime Egger, éco-théologien et parrain du projet.